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	<title>Politique du commun</title>
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		<title>La taxe carbone dans le d&#233;bat public</title>
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		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Le moment est venu de s'exprimer &#224; propos de la taxe carbone puisque nous allons bient&#244;t la payer. Ce d&#233;bat fait suite &#224; d'autres d&#233;bats qui ont eu lieu dans les commissions Quinet (2008) et Rocard (2009) charg&#233;es de pr&#233;parer un outil fiscal destin&#233; &#224; servir une politique climatique efficiente. M&#234;me s'ils se d&#233;roulaient dans une relative intimit&#233;, ces d&#233;bats d'experts &#233;taient aussi publics. En tout cas, ils portaient sur des &quot;choses&quot; dont la dimension publique est incontestable : le changement du climat, la (...)

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&lt;a href="http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;Actualit&#233; du commun&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le moment est venu de s'exprimer &#224; propos de la taxe carbone puisque nous allons bient&#244;t la payer. Ce d&#233;bat fait suite &#224; d'autres d&#233;bats qui ont eu lieu dans les commissions Quinet (2008) et Rocard (2009) charg&#233;es de pr&#233;parer un outil fiscal destin&#233; &#224; servir une politique climatique efficiente. M&#234;me s'ils se d&#233;roulaient dans une relative intimit&#233;, ces d&#233;bats d'experts &#233;taient aussi publics. En tout cas, ils portaient sur des &quot;choses&quot; dont la dimension publique est incontestable : le changement du climat, la fiscalit&#233; ou l'&#233;quit&#233; sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La logique adopt&#233;e pour la construction de ce levier fiscal &#233;tait &#233;conomique : pousser les acteurs &#224; faire des choix de consommation et d'investissement de plus en plus sobres en &quot;carbone&quot;. Mais il s'agissait en m&#234;me temps d'obtenir ces changements &#224; moindre co&#251;t. Plut&#244;t supporter aujourd'hui le poids d'une taxe que d'avoir &#224; payer demain le prix nettement sup&#233;rieur du laisser-aller.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est en cons&#233;quence extr&#234;mement frappant de constater que les conclusions de ces d&#233;bats d'experts se heurtent &#224; tant d'incompr&#233;hension de la part de ceux qui &quot;payent&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement est responsable de cette situation, fautif d'avoir laiss&#233; entendre que les recettes de la taxe carbone compenseraient la suppression de la taxe professionnelle. La taxe carbone perdait ainsi son sens de signal-prix pour ressembler aux innombrables instruments fiscaux qu'on accuse l'Etat de cr&#233;er &#224; seule fin de nous ponctionner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais en formulant ce genre de critiques &#224; propos de la taxe carbone, nos concitoyens, responsables politiques ou non, ont ouvert un d&#233;bat public tr&#232;s nettement diff&#233;rent du d&#233;bat des experts. La question de notre rapport avec le climat a laiss&#233; la place &#224; la question de notre rapport avec la collectivit&#233;, et en particulier avec l'Etat. C'est ce glissement que l'on effectue quand on qualifie la taxe carbone de &quot;punition&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce deuxi&#232;me d&#233;bat public r&#233;v&#232;le que nous ne pouvons pas int&#233;grer &#233;conomiquement l'externalit&#233; n&#233;gative des &#233;missions de CO2 sans passer par la case politique o&#249; se posent toujours les m&#234;mes questions : &#224; quel genre de collectivit&#233; appartenons-nous ? par quoi sommes-nous li&#233;s &#224; tous les autres ? qu'est-ce que l'Etat du point de vue d'un individu ? Les interventions publiques relatives &#224; la taxe carbone peuvent donc &#234;tre &#233;prouv&#233;es &#224; l'aide des deux crit&#232;res suivants :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1.	quelles sont celles qui ont le plus de chance de contribuer &#224; la r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2.	quelles sont celles qui ont le plus de chance de constituer le &#8220;nous&#8221; que nous avons &#224; devenir pour faire du climat &quot;notre affaire&quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La contribution des experts r&#233;pond bien au premier crit&#232;re. Pour s'y opposer, il faudrait proposer mieux, en tenant compte du probl&#232;me : comment inverser l'augmentation tendancielle des &#233;missions &quot;diffuses&quot; g&#233;n&#233;r&#233;es par le transport et par le chauffage dans le secteur r&#233;sidentiel et tertiaire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'aune du deuxi&#232;me crit&#232;re, la taxe carbone &#233;labor&#233;e par les experts appara&#238;t beaucoup plus discutable. Elle est en effet con&#231;ue comme un instrument &#233;conomique (1), impos&#233; par l'Etat (2), au nom d'un environnement qui enveloppe un ensemble d'individus d&#233;passant de loin la seule population fran&#231;aise(3). Cette triple caract&#233;risation de la taxe carbone explique l'ambigu&#239;t&#233; qui plombe le d&#233;bat public dont elle fait l'objet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne n'a int&#233;r&#234;t &#224; payer plus pour l'&#233;nergie qu'il consomme. Notre &#8220;critique&#8221; &#233;conomique du surco&#251;t serait d'en tirer les cons&#233;quences : ne pas consommer ou consommer autrement. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment l'effet que la taxe carbone cherche &#224; produire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se trouve cependant que nous ne formons pas seulement une collectivit&#233; d'acteurs &#233;conomiques. La preuve, c'est que la valeur du carbone devrait &#234;tre impos&#233;e &#8220;politiquement&#8221; par l'Etat. Un membre de la commission Rocard rappelait &#224; juste titre que &#8220;payer l'imp&#244;t est un acte citoyen&#8221;. Pour contester la pertinence de cet imp&#244;t, il ne suffit plus de raisonner du point de vue de l'acteur &#233;conomique &quot;qui paye&quot;. Il faut argumenter en citoyen. Qui oserait affirmer publiquement que l'anticipation des catastrophes climatiques ne sert pas l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la collectivit&#233; que nous constituons avec nos co-citoyens ? La seule difficult&#233; qui subsiste, et elle est &#233;norme, est d&#233;sormais de comprendre et d'instaurer les conditions qui nous permettront de reconna&#238;tre que cet int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur est en m&#234;me temps &#8220;notre&#8221; int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir dit que payer l'imp&#244;t &#233;tait un acte citoyen, le m&#234;me expert ajoutait : &#8220;Payer un imp&#244;t pour le climat, au-del&#224; de la dimension &#233;conomique de ce dernier, c'est affirmer une qualit&#233; de citoyen du monde.&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment &#234;tre citoyen fran&#231;ais tout en &#233;tant acteur &#233;conomique ? Comment &#234;tre citoyen du monde alors qu'on verse l'imp&#244;t &#224; l'Etat fran&#231;ais ? Tels sont les enjeux du d&#233;bat public autour de la taxe carbone. Ce d&#233;bat n'est pas r&#233;serv&#233; aux experts. Nous sommes tous autoris&#233;s &#224; dire ce que nous voulons &#234;tre &#8220;ensemble&#8221;. Il n'en r&#233;sulte pas que toutes les prises de parole ont le m&#234;me impact public. Certaines interventions contribuent d&#233;j&#224; &#224; faire de nous des &#8220;citoyens&#8221; responsables de notre avenir &#8220;politico-climatique&#8221;. D'autres perp&#233;tuent le mod&#232;le &#233;conomico-politique dans lequel nous croyons encore pouvoir abandonner au climat la place qui nous arrange. La proposition de la commission Rocard, malgr&#233; les ambigu&#239;t&#233;s soulign&#233;es, fait assur&#233;ment partie des premi&#232;res. Les interventions publiques qui voient la taxe comme une punition, qui d&#233;noncent un imp&#244;t suppl&#233;mentaire ou qui refusent de culpabiliser les consommateurs, appartiennent plus vraisemblablement &#224; la deuxi&#232;me cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>4. L'&#233;thique n'est-elle pas la seule alternative &#224; la politique ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Certains auteurs, en particulier dans le monde anglo-saxon, ont fini par substituer le mot &#171; &#233;thique &#187;, d&#233;fini comme ensemble de valeurs, de r&#232;gles et de pratiques de management, au mot &#171; politique &#187;. Nous pourrions croire que les conditions de notre vie sociale (d&#233;mographie imposante, diff&#233;renciation fonctionnelle au sein des syst&#232;mes, &#233;changes, effacement des fronti&#232;res dans certaines zones g&#233;ographiques, multiculturalisme et dispersion du sentiment d'identit&#233;, etc.) nous conduisent &#224; aborder tous les (...)

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&lt;a href="http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Foire Aux Questions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains auteurs, en particulier dans le monde anglo-saxon, ont fini par substituer le mot &#171; &#233;thique &#187;, d&#233;fini comme ensemble de valeurs, de r&#232;gles et de pratiques de management, au mot &#171; politique &#187;. Nous pourrions croire que les conditions de notre vie sociale (d&#233;mographie imposante, diff&#233;renciation fonctionnelle au sein des syst&#232;mes, &#233;changes, effacement des fronti&#232;res dans certaines zones g&#233;ographiques, multiculturalisme et dispersion du sentiment d'identit&#233;, etc.) nous conduisent &#224; aborder tous les &#233;tages de la vie collective avec un pragmatisme qui associe le respect de chacun et l'id&#233;e qu'on n'obtient rien des individus contre leur volont&#233;. L'&#233;thique se veut garante du cadre. Elle inspire les m&#233;thodes, elle rappelle les r&#232;gles, comme s'il n'y avait plus lieu de poser la question du but. Et c'est cela, en fait, qui est politiquement inqui&#233;tant. Le rapport &#224; un but est d&#233;finitivement rejet&#233; dans la sph&#232;re priv&#233;e, dans la sph&#232;re &#233;conomique, dans la sph&#232;re artistique, etc. C'est vrai qu'il est d&#233;licat de r&#233;activer l'id&#233;e d'un but qui prendrait un sens pour toute une soci&#233;t&#233;. On fr&#244;le toujours une simplification anachronique et dangereuse pour la d&#233;mocratie. Si on veut r&#233;injecter de la politique dans les situations o&#249; l'&#233;thique (mais aussi l'&#233;conomie) a pris sa place, il faut s'adresser de nouveau &#224; la volont&#233; des individus. Et pour &#233;viter de tomber dans la mythologie du but collectif, il faut leur poser la question du crit&#232;re. Non pas : &#171; que voulez-vous pour vous et pour les autres ? &#187;. Mais plut&#244;t : &#171; au nom de quoi voulez-vous (et faites-vous) ce qui a une incidence sur d'autres, ce qui implique les autres, ce que d'autres aussi peuvent vouloir, etc. ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>3. N'est-il pas illusoire d'attendre quelque chose des hommes politiques ?</title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article67</link>
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		<dc:date>2009-04-30T07:31:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Bien des situations invitent &#224; le penser. Mais qu'est-ce qui nous donne le droit de nous arr&#234;ter &#224; ce jugement ? En nous pronon&#231;ant de cette mani&#232;re sur la classe politique, nous &#233;levons une pr&#233;tention &#224; juger de notre vie collective. Nous le faisons de notre point de vue mais pour tous les autres. Cette pr&#233;tention pourrait se justifier, &#234;tre argument&#233;e et susciter un d&#233;bat au plan th&#233;orique. D&#232;s qu'il s'agit de politique, il est cependant difficile, en fait impossible, de s'en tenir au plan th&#233;orique. Il (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien des situations invitent &#224; le penser. Mais qu'est-ce qui nous donne le droit de nous arr&#234;ter &#224; ce jugement ? En nous pronon&#231;ant de cette mani&#232;re sur la classe politique, nous &#233;levons une pr&#233;tention &#224; juger de notre vie collective. Nous le faisons de notre point de vue mais pour tous les autres. Cette pr&#233;tention pourrait se justifier, &#234;tre argument&#233;e et susciter un d&#233;bat au plan th&#233;orique. D&#232;s qu'il s'agit de politique, il est cependant difficile, en fait impossible, de s'en tenir au plan th&#233;orique. Il ne s'agit pas seulement de dire vrai. En nous avan&#231;ant pour les autres &#224; propos de la classe politique, nous prenons donc individuellement une responsabilit&#233; politique. Nous devons alors simplement nous demander s'il n'y a pas une autre mani&#232;re de l'exercer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>2. Pourquoi parler de g&#233;n&#233;ralit&#233; et non d'universalit&#233; ? </title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article66</link>
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		<dc:date>2009-04-30T07:27:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Parle-t-on de l'int&#233;r&#234;t universel ? En revanche, on ne cesse d'invoquer l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Mais la rh&#233;torique philosophique de l'universel et le recours politique &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral servent deux strat&#233;gies intellectuelles dont la finalit&#233; est la m&#234;me : on cherche &#224; &#233;viter de se demander par quoi chacun de nous est encore &#171; accroch&#233; &#187; au groupement dans lequel il vit, travaille, consomme, s'appauvrit, s'enrichit, vote, ne vote pas, etc. L'universel est op&#233;ratoire d&#232;s qu'il s'agit de s'interroger sur la distribution (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parle-t-on de l'int&#233;r&#234;t universel ? En revanche, on ne cesse d'invoquer l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Mais la rh&#233;torique philosophique de l'universel et le recours politique &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral servent deux strat&#233;gies intellectuelles dont la finalit&#233; est la m&#234;me : on cherche &#224; &#233;viter de se demander par quoi chacun de nous est encore &#171; accroch&#233; &#187; au groupement dans lequel il vit, travaille, consomme, s'appauvrit, s'enrichit, vote, ne vote pas, etc. L'universel est op&#233;ratoire d&#232;s qu'il s'agit de s'interroger sur la distribution de l'appartenance au groupement politique. Pourquoi l'un a-t-il des droits, pourquoi l'autre est-il exclu ? L'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, au contraire, est un motif qui devrait parler &#224; ceux qui font partie du groupement politique. Ce motif est cens&#233; leur dire que la vie collective, avec ses contraintes, ses lois, ses in&#233;galit&#233;s, se justifie de leur point de vue. La g&#233;n&#233;ralisation est l'instrument qui permet de comprendre comment se construit un int&#233;r&#234;t qui est &#224; la fois celui de chacun et celui de tous. C'est une entr&#233;e au c&#339;ur de la politique, c'est-&#224;-dire au c&#339;ur du probl&#232;me que pose l'existence d'un sujet collectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1. Une critique de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, d'accord, mais n'est-ce pas dangereux ? N'est-ce pas reconna&#238;tre que la politique se r&#233;duit finalement au jeu des int&#233;r&#234;ts particuliers ?</title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article65</link>
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		<dc:date>2009-04-30T07:26:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>L'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral est devenu une formule creuse dans le langage politique. Ce qui est dangereux, c'est de la r&#233;p&#233;ter en occultant le fait qu'elle ne joue plus son r&#244;le. On s'en sert uniquement pour souligner par contraste qu'il y a des int&#233;r&#234;ts particuliers. Est-ce n&#233;cessaire ? Qu'il y ait des int&#233;r&#234;ts particuliers &#224; l'&#339;uvre dans notre vie collective, c'est &#233;vident, tout le monde en fait l'exp&#233;rience. En revanche, on ne cherche m&#234;me plus &#224; savoir de qui (ou de quoi) l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral peut encore &#234;tre l'int&#233;r&#234;t. (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral est devenu une formule creuse dans le langage politique. Ce qui est dangereux, c'est de la r&#233;p&#233;ter en occultant le fait qu'elle ne joue plus son r&#244;le. On s'en sert uniquement pour souligner par contraste qu'il y a des int&#233;r&#234;ts particuliers. Est-ce n&#233;cessaire ? Qu'il y ait des int&#233;r&#234;ts particuliers &#224; l'&#339;uvre dans notre vie collective, c'est &#233;vident, tout le monde en fait l'exp&#233;rience. En revanche, on ne cherche m&#234;me plus &#224; savoir de qui (ou de quoi) l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral peut encore &#234;tre l'int&#233;r&#234;t. On ne cherche pas plus &#224; comprendre en quoi consiste la g&#233;n&#233;ralit&#233; de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Au bout du compte, on s'emp&#234;che d'introduire et de discuter dans le d&#233;bat politique certaines alternatives conceptuelles : le bien commun, la cause commune, le commun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'auteur</title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article64</link>
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		<dc:date>2009-04-30T07:20:41Z</dc:date>
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		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Philippe Eon, n&#233; en 1960, r&#233;side &#224; Poitiers. De formation philosophique, a exerc&#233; la fonction d'enseignant dans de nombreux &#233;tablissements en France et &#224; l'&#233;tranger (Allemagne et Cameroun). Directeur de cabinet adjoint au Rectorat de Poitiers de 2006 &#224; 2008, il a contribu&#233; &#224; la cr&#233;ation du Collectif Carbone. Il occupe actuellement un poste de charg&#233; de mission d&#233;veloppement durable &#224; la Communaut&#233; d'agglom&#233;ration du Pays Ch&#226;telleraudais. Publications &#171; Sur Michel Houellebecq : peut-on raconter une (...)

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&lt;a href="http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;A propos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Philippe Eon, n&#233; en 1960, r&#233;side &#224; Poitiers. De formation philosophique, a exerc&#233; la fonction d'enseignant dans de nombreux &#233;tablissements en France et &#224; l'&#233;tranger (Allemagne et Cameroun). Directeur de cabinet adjoint au Rectorat de Poitiers de 2006 &#224; 2008, il a contribu&#233; &#224; la cr&#233;ation du &lt;a href='http://www.collectifcarbone.org/' class='spip_out'&gt;Collectif Carbone&lt;/a&gt;. Il occupe actuellement un poste de charg&#233; de mission d&#233;veloppement durable &#224; la Communaut&#233; d'agglom&#233;ration du Pays Ch&#226;telleraudais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Publications&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Sur Michel Houellebecq : peut-on raconter une mutation m&#233;taphysique ? &#187;, L'infini n&#176;67, sept. 1999. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Flux tendu ou options de stock &#187;, texte du catalogue de l'exposition d'Anita Molinero, Les Ateliers de la Ville de Marseille, sept. 2005
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Si tous les habitants de la plan&#232;te&#8230; : l'usage de la g&#233;n&#233;ralisation dans l'&#233;ducation &#224; l'environnement &#187;, La Lettre du Graine Poitou-Charentes (janvier 2007)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Education &#224; l'environnement : comment &#233;viter le transfert de charge ? &#187; Revue ERE, avril 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'affaire de tous (de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#224; une politique du commun) a &#233;t&#233; &#233;crit en 2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bibliographie</title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article63</link>
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		<dc:date>2009-04-22T15:36:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Acot, P., 2003, Histoire du climat, Paris, Perrin. Arendt, H., 1994, La condition de l'homme moderne, (trad. Fradier) Paris, Calmann-Levy. Bachelard, G., 1993, La formation de l'esprit scientifique, Paris, Vrin. Bartillat, L. de. et Retallack S., 2003, Stop, Paris, Seuil. Beck, U., 2001, La soci&#233;t&#233; du risque, (trad. L.Bernardi), Paris, Aubier. Beck, U., 2003, Pouvoir et contre-pouvoir &#224; l'&#232;re de la mondialisation, (trad. A.Duthoo), Paris, Aubier. Boltanski, L. et Th&#233;venot, L., (...)

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&lt;a href="http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;A propos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Acot, P., 2003, Histoire du climat, Paris, Perrin.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Arendt, H., 1994, La condition de l'homme moderne, (trad. Fradier) Paris, Calmann-Levy. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bachelard, G., 1993, La formation de l'esprit scientifique, Paris, Vrin.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bartillat, L. de. et Retallack S., 2003, Stop, Paris, Seuil. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Beck, U., 2001, La soci&#233;t&#233; du risque, (trad. L.Bernardi), Paris, Aubier.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Beck, U., 2003, Pouvoir et contre-pouvoir &#224; l'&#232;re de la mondialisation, (trad. A.Duthoo), Paris, Aubier.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Boltanski, L. et Th&#233;venot, L., 1991, De la justification : les &#233;conomies de la grandeur, Paris, Gallimard.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Castel, R., 2003, L'ins&#233;curit&#233; sociale : qu'est-ce qu'&#234;tre prot&#233;g&#233; ?, Paris, Seuil. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Cavell, S., 1996, Les voix de la raison, (trad. S.Laugier et N.Balso), Paris, Seuil.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Dewey, J., 2003, Le public et ses probl&#232;mes, (trad. J.Zask), Publications de l'Universit&#233; de Pau, Farrago/Editions L&#233;o Scheer. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Douglas, M., 2004, Comment pensent les institutions, (trad. A.Abeill&#233;), Paris, La d&#233;couverte.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ehrenberg, A, 1998, La fatigue d'&#234;tre soi, Paris, Odile Jacob. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Fitoussi, J-P., 2005, &#171; Salaires d'hier, profits d'aujourd'hui &#187;, Le Monde (08/03/05)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Fitoussi, J-P., 2004, La D&#233;mocratie et le March&#233;, Paris, Grasset.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Galbraith, J.K., 1993, La r&#233;publique des satisfaits, (trad. P. Chemla), Paris, Seuil.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Goodman, N., 1984, Faits, fictions et pr&#233;dictions, (trad. P.Jacob), Paris, Minuit. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Habermas, J., 1978, L'espace public, (trad. M. B. de Launay), Paris, Payot. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Habermas, J., 1987, Logique des sciences sociales, (trad. R.Rochlitz), Paris, PUF. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hayek, F.A., 1981, Droit, l&#233;gislation et libert&#233; (2, Le mirage de la justice sociale), Paris, PUF. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hegel, G.W.F., 1975, Principes de la philosophie du droit, (trad. R.Derath&#233;), Paris, Vrin.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Heinrich, K., 1982, Versuch &#252;ber die Schwierigkeit nein zu sagen, Frankfurt/M, Stroemfeld Verlag.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Held, D.,2005, Un nouveau contrat mondial, (trad. R.Bouyssou), Paris, Presses de Sciences Po. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hirschman, A.O., 1983, Bonheur priv&#233;, action publique, (trad. M.Leyris, J-B. Grasset), Paris, Fayard.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hume, D., 1973, Trait&#233; de la nature humaine, (trad. A.Leroy), Paris, Aubier Montaigne.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Innerarity, D., 2002, La d&#233;mocratie sans l'Etat, (trad. S.Champeau), Paris, Climats. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Jancovici, J-M., 2002, L'avenir climatique : quel temps ferons-nous ?, Paris, Seuil.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Jonas, H., 1984, Das Prinzip Verantwortung, Frankfurt/M, Suhrkamp.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Kant, E., 1991, Fondements de la m&#233;taphysique des m&#339;urs, (trad. V.Delbos), Paris, Delagrave.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Kant, E., 1981, Id&#233;e d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique,(trad. J-M.Muglioni), Paris, Bordas.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Latour, B., 2004, Politiques de la nature, Paris, La d&#233;couverte/Poche. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Laugier, S., 2003, Faut-il encore &#233;couter les intellectuels ?, Paris, Bayard.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Luhmann, N., 1996, Protest, Fankfurt/M, Suhrkamp. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Marx, K., 1972, L'id&#233;ologie allemande, Paris, Editions Sociales.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Popper, K., 1978,, La connaissance objective, (trad.C.Bastyns), Bruxelles, Editions Complexe.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ranci&#232;re, J., 2005, La haine de la d&#233;mocratie, Paris, La Fabrique &#233;ditions. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Rawls, J., 1987, Th&#233;orie de la justice, (trad.C.Audard), Paris, Seuil. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ricoeur, P., 1988, &#171; Le cercle de la d&#233;monstration &#187;, in Individu et justice sociale, Paris, Seuil.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Rosanvallon, P., 2006, La contre-d&#233;mocratie, Paris, Seuil. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Rousseau, J-J., 1964, Du contrat social, &#338;uvres compl&#232;tes III, Paris, La pl&#233;iade, Gallimard.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Savidan, P., 2007, Repenser l'&#233;galit&#233; des chances, Paris, Grasset. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Schmitt, C., 1992, La notion de politique, (trad. M-L.Steinhauser), Paris, Flammarion.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Schopenhauer, A., 1966, Le monde comme volont&#233; et comme repr&#233;sentation, (trad.A.Burdeau), Paris, PUF.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sen, A., 2000, Un nouveau mod&#232;le &#233;conomique, (trad. M.Bessi&#232;res), Paris, Odile Jacob.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Singer, M., 1975, Verallgemeinerung in der Ethik, (traduction allemande C.Langer et B.Wimmer), Frankfurt/M, Suhrkamp. Edition am&#233;ricaine originale, 1961, Generalization in ethics. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sloterdijk, P., 2000, R&#232;gles pour le parc humain, (trad.O.Mannoni), Paris, Les milles et une nuits. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sloterdijk, P., 2004, Sph&#228;ren III, Frankfurt/M, Suhrkamp.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Th&#233;venot, L., 2006, L'action au pluriel, Paris, La d&#233;couverte. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Todd, E., 1998, L'illusion &#233;conomique : essai sur la stagnation des soci&#233;t&#233;s d&#233;velopp&#233;es, Paris, Gallimard.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Walzer, M., 1997, Sph&#232;res de justice, (trad. P.Engel), Paris, Seuil.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politiqueducommun.eu/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Zask, J., 1999, L'opinion publique et son double, Livre II, John Dewey, philosophe du public, Paris, L'Harmattan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1.5. Morale, &#233;cologie, politique</title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article11</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article11</guid>
		<dc:date>2009-04-08T18:07:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>La g&#233;n&#233;ralisation morale exige du sujet individuel qu'il se projette dans une certaine classe. Quelle est cette classe ? D'o&#249; tire-t-elle son unit&#233; ? De qui est-elle compos&#233;e ? Au plan moral, c'est ambigu. C'est ce qui fait la faiblesse de l'argument de la g&#233;n&#233;ralisation morale. Tout change, en revanche, quand on passe au plan politique. Les r&#233;ponses &#224; ces questions sont donn&#233;es empiriquement. Nous appartenons tous &#224; un Etat ou &#224; un autre genre de collectivit&#233; politique. Peut-on en d&#233;duire que les (...)

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&lt;a href="http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;1. L'argument de la g&#233;n&#233;ralisation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La g&#233;n&#233;ralisation morale exige du sujet individuel qu'il se projette dans une certaine classe. Quelle est cette classe ? D'o&#249; tire-t-elle son unit&#233; ? De qui est-elle compos&#233;e ? Au plan moral, c'est ambigu. C'est ce qui fait la faiblesse de l'argument de la g&#233;n&#233;ralisation morale. Tout change, en revanche, quand on passe au plan politique. Les r&#233;ponses &#224; ces questions sont donn&#233;es empiriquement. Nous appartenons tous &#224; un Etat ou &#224; un autre genre de collectivit&#233; politique. Peut-on en d&#233;duire que les individus se repr&#233;sentent la collectivit&#233; politique dont ils font partie sur la base d'une g&#233;n&#233;ralisation similaire ? M&#234;me si ce n'est pas le cas, la notion de g&#233;n&#233;ralisation conserve tout son int&#233;r&#234;t pour la pens&#233;e politique. C'est en tout cas ce que je soutiendrai dans les prochains chapitres. Mais auparavant, en guise de transition, je reviendrai un instant sur la g&#233;n&#233;ralisation appliqu&#233;e &#224; l'empreinte &#233;cologique. Il n'y a aucune raison pour que l'argument soit ici plus convaincant que dans le domaine moral. Il trahit cependant une faiblesse sp&#233;cifique dont l'enjeu s'av&#232;re de nature politique. La g&#233;n&#233;ralisation de l'empreinte &#233;cologique provoque les m&#234;mes critiques que la g&#233;n&#233;ralisation morale. Je peux retourner, contre celui qui l'utilise, l'usage du contrefactuel. Si tous les habitants de la plan&#232;te vivaient comme moi ? Mais justement, ils ne vivent pas tous comme moi. Et libre &#224; moi d'ajouter, cyniquement, qu'ils ne sont m&#234;me pas en position de vivre comme moi. Je suis le seul &#233;l&#233;ment de l'ensemble de tous ceux qui vivent comme moi. On sait tr&#232;s bien que, lorsqu'il s'agit de prendre sa voiture personnelle plut&#244;t que d'utiliser les transports en commun, beaucoup de gens s'excusent a priori en invoquant leur situation singuli&#232;re. C'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui est inqui&#233;tant. Il faudrait en effet six plan&#232;tes, ou plus encore, pour que tous les Terriens b&#233;n&#233;ficient des moyens mat&#233;riels de raisonner aussi &#233;go&#239;stement.
La traduction de l'empreinte &#233;cologique g&#233;n&#233;ralis&#233;e en nombre de plan&#232;tes a quelque chose de fascinant. D'un c&#244;t&#233; elle exprime la conscience que notre monde est fini. La plan&#232;te ne se multiplie pas. Toute plan&#232;te suppl&#233;mentaire est une fiction. De l'autre, elle rappelle que l'homme, ne serait-ce que par l'imagination, est toujours capable ou tent&#233; d'aller au-del&#224; de son monde. Que ces plan&#232;tes suppl&#233;mentaires ne soient que des fictions annonce pourtant la catastrophe &#224; laquelle conduirait la g&#233;n&#233;ralisation de mon mode de vie. Si la g&#233;n&#233;ralisation fonctionne comme un argument pratique, c'est pour m'amener &#224; conclure que je ne peux vraiment pas continuer &#224; vivre comme je vis. Mais cette impossibilit&#233; n'est plus &#224; proprement parler une contradiction comme on l'a vu &#224; propos de la propri&#233;t&#233; ou de la promesse. Le jugement de Hegel convient ici parfaitement : qu'il n'y ait plus d'hommes vivants en ce monde n'est pas contradictoire. L'impossibilit&#233;, dont je devrais tenir compte, est plut&#244;t mat&#233;rielle. Il n'y a pas assez pour que tout le monde vive comme moi. C'est donc que les ressources de la seule plan&#232;te dont les hommes disposent sont in&#233;galement r&#233;parties. L'argument pratique ne fonctionne plus de la m&#234;me mani&#232;re. Finalement la logique ne me contraint pas et la r&#233;partition me sauve. Pourquoi devrais-je partager, alors qu'il est encore possible que j'en profite ?
A ce rejet de la g&#233;n&#233;ralisation on r&#233;pliquera moralement. M&#234;me s'il n'est pas contradictoire que les hommes disparaissent, il est de notre devoir de maintenir la vie humaine sur Terre. D'une fa&#231;on analogue, on pourra dire : &#171; m&#234;me si je peux continuer &#224; en profiter plus que d'autres, il est de mon devoir de partager &#187;. La g&#233;n&#233;ralisation de l'empreinte &#233;cologique se justifie donc tout &#224; fait d'un point de vue moral. Il faut toutefois en payer le prix philosophique. Il faut s'engager, comme Jonas, &#224; fonder ontologiquement le devoir qui nous oblige &#224; maintenir une vie humaine sur Terre. Ou bien il faut &#233;laborer les principes d'une &#233;quit&#233; au nom de laquelle un partage entre humains s'impose. Ce sont l&#224; deux probl&#233;matiques &#233;thiques tr&#232;s diff&#233;rentes l'une de l'autre. Que la g&#233;n&#233;ralisation de l'empreinte &#233;cologique tire son sens d'un arri&#232;re-plan &#233;thique ne lui procure pas la force d'un argument pratique. Il n'est pas possible d'en conclure en g&#233;n&#233;ral que mon mode de vie est bl&#226;mable ni m&#234;me en particulier que prendre l'avion ou acheter des fraises en hiver est mal. Mais l'allusion &#224; la justice et &#224; la r&#233;partition nous oblige &#224; examiner la projection qui est &#224; l'&#339;uvre dans la g&#233;n&#233;ralisation. Quand je dis &#171; si tous les habitants de la plan&#232;te vivaient comme moi &#187;, je me projette dans un certain ensemble. Cet ensemble n'est pas obtenu par g&#233;n&#233;ralisation. Ce n'est pas l'ensemble de tous ceux qui auraient le m&#234;me mode de vie que le mien. C'est l'ensemble r&#233;el des hommes qui vivent sur cette Terre d'une mani&#232;re ou d'une autre. Je fais moi-m&#234;me partie de cet ensemble : nous sommes six milliards. D'un autre c&#244;t&#233;, on ne peut pas dire que la g&#233;n&#233;ralisation de l'empreinte &#233;cologique vise &#224; rappeler des r&#232;gles de vie communes &#224; tous les habitants de la plan&#232;te. Ce n'est pas comme si je disais : &#171; si tous les citoyens de la ville s'abstenaient de voter comme toi,&#8230; &#187; L'argument pratique ne repose pas sur une morale du conformisme qui consisterait &#224; dire &#171; fais comme les autres sinon la collectivit&#233; &#224; laquelle tu appartiens dispara&#238;tra &#187;. L'ensemble des habitants de la plan&#232;te ne forme pas une collectivit&#233; dont les membres seraient li&#233;s par certaines pratiques. Habiter la plan&#232;te est une relation entre moi et la plan&#232;te. Cela n'implique aucun lien particulier entre moi et tous ceux qui habitent la plan&#232;te. La preuve, c'est que mon mode de vie, ma fa&#231;on d'habiter la plan&#232;te revient pr&#233;cis&#233;ment &#224; faire comme si les autres n'avaient pas besoin de la plan&#232;te autant que moi.
La g&#233;n&#233;ralisation de l'empreinte &#233;cologique soul&#232;ve les m&#234;mes difficult&#233;s que la g&#233;n&#233;ralisation dans le domaine moral. Il est vain d'esp&#233;rer en faire un argument pratique dans le cadre d'une &#233;ducation &#224; l'environnement. Elle pr&#233;sente en outre une faiblesse qui lui est propre. Contrairement &#224; la g&#233;n&#233;ralisation morale elle ne peut m&#234;me pas faire appel, en douce, au conformisme en vigueur dans une certaine soci&#233;t&#233;. Il n'existe pas de collectivit&#233;s humaines dont l'unit&#233;, l'organisation et les m&#339;urs s'expliquent par seule r&#233;f&#233;rence aux ressources de la plan&#232;te. Il en r&#233;sulte que l'objectif d'une &#233;ducation &#224; l'environnement doit &#234;tre de cr&#233;er les conditions d'un conformisme &#233;cologique. Or cet objectif n'est pas moral, il est d'abord politique. Le moyen autant que le but de l'&#233;ducation &#224; l'environnement doit &#234;tre la construction de collectivit&#233;s dont le fonctionnement int&#232;gre prioritairement le param&#232;tre des ressources plan&#233;taires. Il semble que l'Etat, m&#234;me s'il se dote comme la France d'une charte de l'environnement, ne soit pas encore la bonne &#233;chelle pour ce genre de politique. En revanche, on peut imaginer que dans des &#233;coles, dans des collectivit&#233;s territoriales, dans d'autres institutions, et pourquoi pas dans des entreprises, la vie collective soit conditionn&#233;e par le souci de notre plan&#232;te finie, de la m&#234;me mani&#232;re qu'elle y est conditionn&#233;e par la ponctualit&#233;, par le respect de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e ou par des finances transparentes et &#233;quilibr&#233;es. La g&#233;n&#233;ralisation de l'empreinte &#233;cologique s'interpr&#232;te maintenant d'une tout autre mani&#232;re. Elle porte sur les individus qui appartiennent &#224; telle collectivit&#233; : &#171; si tous les membres de notre collectivit&#233; se comportaient comme toi, notre collectivit&#233; aurait une empreinte &#233;cologique globale sup&#233;rieure &#224; ses objectifs. &#187; Encore faut-il que l'objectif soit pertinent et on retombe ici sur les difficult&#233;s pr&#233;c&#233;dentes. Comme un individu, une collectivit&#233; (pensons aux Etats naturellement) estimera qu'elle n'a pas &#224; partager. Ce premier niveau de g&#233;n&#233;ralisation suppose donc une deuxi&#232;me formulation. Si tous les habitants de la plan&#232;te constituaient une collectivit&#233; comme la n&#244;tre, cette collectivit&#233; aurait besoin de tant de plan&#232;tes suppl&#233;mentaires. Le contrefactuel ouvre ici une perspective politique et m&#234;me cosmopolitique int&#233;ressante. La priorit&#233; n'est plus de r&#233;soudre le probl&#232;me &#233;thique de la r&#233;partition entre tous les humains. Il s'agit plut&#244;t de se demander ce que doit &#234;tre une collectivit&#233; mondiale capable de respecter le crit&#232;re d'une empreinte &#233;cologique &#233;gale &#224; une plan&#232;te. Bien entendu, je ne crois pas que la solution &#224; ce probl&#232;me sera trouv&#233;e directement &#224; l'&#233;chelle du macrocosme. Elle proviendra plus probablement des collectivit&#233;s qui auront &#233;t&#233; capables d'instaurer un conformisme &#233;cologique dont le mod&#232;le puisse &#234;tre non seulement reproduit mais aussi agrandi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article10' class='spip_in'&gt;Pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt; | &lt;a href='http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article12' class='spip_in'&gt;Suivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1.4. Faiblesse pratique de l'argument</title>
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		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>La finalit&#233; de la g&#233;n&#233;ralisation morale n'est pas seulement logique ou grammaticale. Il ne s'agit pas uniquement de mettre de l'ordre dans l'ensemble de nos actions. Le test fonctionne comme un argument qu'on esp&#232;re contraignant au plan pratique. D'o&#249; tire-t-il sa force ? A cette question, les philosophes ont apport&#233; des r&#233;ponses diam&#233;tralement oppos&#233;es. La version utilitariste du test insiste sur les cons&#233;quences de la g&#233;n&#233;ralisation : &#171; Qu'adviendrait-il si tout le monde agissait comme toi ? &#187; Aucun (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La finalit&#233; de la g&#233;n&#233;ralisation morale n'est pas seulement logique ou grammaticale. Il ne s'agit pas uniquement de mettre de l'ordre dans l'ensemble de nos actions. Le test fonctionne comme un argument qu'on esp&#232;re contraignant au plan pratique. D'o&#249; tire-t-il sa force ? A cette question, les philosophes ont apport&#233; des r&#233;ponses diam&#233;tralement oppos&#233;es. La version utilitariste du test insiste sur les cons&#233;quences de la g&#233;n&#233;ralisation : &#171; Qu'adviendrait-il si tout le monde agissait comme toi ? &#187; Aucun &#234;tre rationnel ne peut vouloir des &#233;v&#233;nements qui lui sont n&#233;fastes. Mais la g&#233;n&#233;ralisation morale ne souligne pas les cons&#233;quences individuelles qui r&#233;sultent pour chacun du fait que tous accomplissent une certaine sorte d'action. On envisage plut&#244;t par g&#233;n&#233;ralisation les cons&#233;quences qu'implique pour tous le fait que chacun choisisse d'agir de la m&#234;me fa&#231;on. Cette r&#233;f&#233;rence au collectif est source de grandes difficult&#233;s. Il n'est d&#233;j&#224; pas facile de pr&#233;dire les cons&#233;quences de sa propre action. Pas plus ais&#233; de savoir avec certitude en quoi ces cons&#233;quences sont souhaitables pour soi ou pour un autre. A quoi puis-je me fier pour le savoir ? Dois-je attendre d'en faire l'exp&#233;rience ? Mais comment me d&#233;ciderais-je en fonction d'elles tant qu'elles ne se sont pas r&#233;alis&#233;es ? La discussion se complique encore si on envisage les cons&#233;quences qu'aurait pour tous la g&#233;n&#233;ralisation d'une certaine action. Il n'est pas possible de d&#233;finir ce qui est souhaitable pour tous sans d&#233;terminer les principes de l'unit&#233; collective. Faut-il donner un sens distributif &#224; l'expression &#171; pour tous &#187; et chercher en quoi la vie collective profite &#224; chacun ? Ou bien faut-il admettre que ce qui est souhaitable pour la vie collective ne l'est pas forc&#233;ment pour chaque individu ? Qui sera alors le mieux plac&#233; pour en juger ? Le formalisme kantien &#233;chappe &#224; ces difficult&#233;s parce qu'il pense le mobile d'une action morale ind&#233;pendamment des cons&#233;quences qu'on peut en attendre. Ce qui arrive dans le monde, mon propre bonheur par exemple, ne saurait &#234;tre dit absolument bon puisque cela d&#233;pend en partie des circonstances et pas uniquement de ma volont&#233;. Quel doit &#234;tre le mobile de l'action morale s'il est exclu qu'il soit donn&#233; empiriquement ? Ce ne sera ni un objet, ni une situation dans la vie, mais la r&#232;gle ou la maxime par laquelle un &#234;tre raisonnable peut d&#233;terminer sa volont&#233;. A partir de l&#224;, le test de la g&#233;n&#233;ralisation morale se comprend tr&#232;s bien. M'est-il possible, en me donnant telle r&#232;gle pour mon action, de vouloir en m&#234;me temps qu'elle soit valable pour tous les hommes, c'est-&#224;-dire qu'elle soit &#233;lev&#233;e au rang de loi universelle ? Si l'universalisation de la maxime donne lieu &#224; une contradiction, alors cette maxime n'est pas morale. C'est ce qui arrive lorsqu'on se dit qu'on volera pour se sortir du besoin car, si tout le monde adoptait la m&#234;me r&#232;gle, la propri&#233;t&#233; dispara&#238;trait et le vol en m&#234;me temps. Mais l'argument est contraignant si on tient &#224; la propri&#233;t&#233;. Or, comme le dit Hegel : &#171; Qu'il n'y ait pas de propri&#233;t&#233;, cela ne renferme pas pour soi de contradiction, pas plus qu'il n'y en aurait si tel ou tel peuple particulier, telle ou telle famille, etc., n'existaient pas ou si, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il n'y avait point d'hommes vivants en ce monde. &#187; (Hegel, 1975, &#167;135 Rem.) La g&#233;n&#233;ralisation morale, dans le cadre de la philosophie de Kant, revient donc au bout du compte &#224; tester la conformit&#233; de l'action avec des habitudes, des lois ou des m&#339;urs en vigueur dans telle soci&#233;t&#233;. Elle r&#233;introduit par la bande le donn&#233; empirique dont elle pr&#233;tendait d&#233;tacher le jugement moral. Pour r&#233;sumer, disons que la g&#233;n&#233;ralisation morale fait na&#238;tre des probl&#232;mes qui tiennent essentiellement &#224; l'usage qu'on souhaite en faire. Il suffit de la consid&#233;rer comme un test moral, pour que se pose la question de son applicabilit&#233;, de sa validit&#233;, de sa fiabilit&#233;, de son efficience. Bref, pour &#234;tre utilisable dans notre vie morale, le test doit avoir fait ses preuves. Il doit lui-m&#234;me avoir &#233;t&#233; test&#233;. Que doit-on v&#233;rifier en l'occurrence ? Un individu est moral dans la mesure o&#249; il examine la valeur de ses actes. Il cherche &#224; savoir ce qu'il doit faire. En s'appuyant sur le test de la g&#233;n&#233;ralisation morale, il ne se fie pas &#224; son sentiment ni &#224; quelque autre donn&#233;e interne. Il introduit entre lui et son action le moyen terme d'une classe dans laquelle il se projette. Il n'est pas &#233;tonnant que la r&#233;flexion philosophique se soit empress&#233;e de tester la pertinence de ce d&#233;tour jusqu'&#224; dissoudre dans la complexit&#233; des probl&#232;mes soulev&#233;s la fonction normalement d&#233;cisive du test. Projection dans une classe, classification des actions, force argumentative du test, sur ces trois points la g&#233;n&#233;ralisation morale soul&#232;ve des difficult&#233;s consid&#233;rables. Mon but n'&#233;tait pas de les surmonter. Je les ai &#233;voqu&#233;es pour mieux pr&#233;parer l'usage de la notion de g&#233;n&#233;ralisation dans le domaine voisin de la politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article9' class='spip_in'&gt;Pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt; | &lt;a href='http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article11' class='spip_in'&gt;Suivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1.3. G&#233;n&#233;ralisation ou moralisation ?</title>
		<link>http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article9</link>
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		<dc:creator>Philippe Eon</dc:creator>



		<description>Ces remarques nous conduisent &#224; la deuxi&#232;me difficult&#233;. Le test de la g&#233;n&#233;ralisation morale vise &#224; classer des actions. Il s'agit de savoir si ce que l'on fait est bon ou mauvais, moral ou non. Un test de ce genre devrait nous aider &#224; sortir des dilemmes qui nous empoisonnent la vie. Nous pourrions &#234;tre tent&#233;s de l'utiliser &#224; la moindre occasion. Qu'adviendrait-il, par exemple, si tous les hommes passaient leur temps &#224; construire des maisons ? Ils mourraient de faim, &#233;videmment. Dois-je en conclure qu'il (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces remarques nous conduisent &#224; la deuxi&#232;me difficult&#233;. Le test de la g&#233;n&#233;ralisation morale vise &#224; classer des actions. Il s'agit de savoir si ce que l'on fait est bon ou mauvais, moral ou non. Un test de ce genre devrait nous aider &#224; sortir des dilemmes qui nous empoisonnent la vie. Nous pourrions &#234;tre tent&#233;s de l'utiliser &#224; la moindre occasion. Qu'adviendrait-il, par exemple, si tous les hommes passaient leur temps &#224; construire des maisons ? Ils mourraient de faim, &#233;videmment. Dois-je en conclure qu'il me faut m'abstenir d'embrasser une carri&#232;re dans le b&#226;timent ? A l'inverse, il est possible d'envisager que tout homme qui ach&#232;te un livre inscrive son nom sur la premi&#232;re page sans que cette action prenne aussit&#244;t une valeur morale. Dans un ouvrage consacr&#233; &#224; la g&#233;n&#233;ralisation morale, le philosophe am&#233;ricain Singer explique pourquoi ces applications du test sont &#224; rejeter. Il s'efforce de montrer que le test vaut exclusivement pour des actions qui font l'objet d'un jugement moral. La g&#233;n&#233;ralisation morale, qui doit nous assurer qu'une action est bonne ou mauvaise, ne vaudrait que pour des actions qui sont intrins&#232;quement soit bonnes, soit mauvaises. Pour d&#233;fendre la morale kantienne, Singer affirme ainsi &#171; que les actions, auxquelles l'imp&#233;ratif cat&#233;gorique est appliqu&#233;, sont d&#233;termin&#233;es moralement, que ce sont des actions auxquelles on peut appliquer des termes moraux. &#187; (Singer, 1975, p 284). Comment savoir si une action m&#233;rite d'&#234;tre d&#233;crite d'un point de vue moral ? L'exp&#233;rience, le langage courant, les m&#339;urs communes nous servent heureusement de crit&#232;res. Mais il arrive que nous d&#233;couvrions apr&#232;s coup, pour notre plus grande honte ou pour notre plus grande col&#232;re, que notre action fait l'objet d'un jugement moral de la part d'autrui. Commence alors un travail de justification qui revient parfois &#224; refuser la pertinence du jugement moral. Certaines personnes voudraient moraliser la plupart de nos actions. Ont-elles raison de le faire ? Jeter son m&#233;got de cigarette sur le trottoir, est-ce sale ou immoral ? Fumer en d&#233;pit des campagnes de pr&#233;vention, est-ce immoral ? Acheter une voiture &#233;quip&#233;e de la climatisation, est-ce moralement indiff&#233;rent ? Et comment consid&#233;rer la chasse aux oiseaux migrateurs, le fait de payer ses imp&#244;ts ou l'utilisation d'un contraceptif ? En d&#233;finitive, nous aurions besoin d'un test pour commencer par s&#233;parer les actions moralement neutres des actions moralement qualifi&#233;es, &#224; moins de soutenir qu'une telle classification d&#233;coule des valorisations et des r&#233;probations auxquelles les individus d'une soci&#233;t&#233; sentent le besoin de soumettre certains comportements. La moralisation des rapports humains qu'ils effectuent alors est forc&#233;ment discutable. Elle satisfait leur volont&#233; d'infl&#233;chir la vie qu'ils partagent avec les autres et leur donne surtout, &#224; moindres frais, l'impression qu'ils en ont individuellement le pouvoir. Cette pr&#233;tention au pouvoir, &#224; la fois sur soi et sur autrui, appara&#238;t clairement dans la g&#233;n&#233;ralisation morale. Le test donne au sujet moral une raison de ne pas commettre l'action qui a &#233;t&#233; moralement disqualifi&#233;e. Quand on dit &#171; Si tout le monde faisait comme toi ! &#187;, on cherche &#224; conclure sans aucune ambigu&#239;t&#233; &#171; ne le fais pas ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article8' class='spip_in'&gt;Pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt; | &lt;a href='http://www.politiqueducommun.eu/spip.php?article10' class='spip_in'&gt;Suivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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