L’affaire de tous
De l’intérêt général à une politique du commun
Comment faire pour que tout le monde ait un emploi ? Comment faire pour que tout le monde ait accès aux soins ? Comment faire pour que tous les élèves sortent de l’école avec un diplôme ? Voilà des questions auxquelles les politiques (de l’emploi, de la santé, de l’éducation, etc.) promettent de répondre. Voilà des questions qui entretiennent l’idée que la politique s’occupe de tous en généralisant les satisfactions qu’elle prétend apporter à chacun – et, inversement, qu’elle est attentive au sort de chacun en se souciant d’un intérêt collectif, dit « général ». Pour questionner la réalité politique des collectivités dont les individus estiment être les membres, j’élabore un usage spécifiquement politique de la notion de généralisation qui est traditionnellement utilisée en morale, en épistémologie ou en sociologie.
